" Que ton aliment soit ton premier médicament " Hippocrate

Chacun des aliments que vous allez voir ci dessous ont fait l'objet de plusieurs études pour démontrer et prouver leurs effets bénéfique sur votre santé.

A la fin de cette article vous trouverez un résumé de ces aliments classés en fonction de leurs bienfaits.

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L’aubergine

Les Instituts nationaux de la santé des Etats-Unis, la Clinique Mayo de Rochester, l' Association américaine du diabète, conseillent aux diabétiques de consommer régulièrement des aubergines. Ces légumes sont riches en fibres, ont un index glycémique bas, mais leurs bénéfices ne s’arrêtent pas là. Les aubergines renferment des composés antioxydants, qui peuvent aussi réduire la montée du sucre sanguin après un repas et même prévenir dans certains cas l’hypertension.(1)

La dinde


La chair de dinde apporte une substance appelée N-acétyl-cystéine. C’est un antioxydant qui donne naissance à une
substance protectrice appelée glutathion, qui joue le rôle de détoxifiant cellulaire et d’anti-infectieux (contre le virus de la grippe par exemple).

Les oeufs


Un cinquième du jaune d’oeuf est constitué d’une quasi-vitamine appelée choline dont une grande partie de la population
manque. C’est le précurseur de l’acétylcholine, un messager chimique du cerveau qui sert de support à la mémoire. La choline aide également le foie à exporter les triglycérides.Elle est ainsi préconisée dans le traitement des cirrhoses et des hépatites parce que ces maladies se traduisent aussi par des dégénérescences graisseuses. Enfin, la choline protègerait aussi de certains cancers. De plus, le jaune d’oeuf tire sa couleur de pigments végétaux ingérés
par la poule, des caroténoïdes appelés lutéine et la zéaxanthine. Il est important de consommer ces deux pigments en
quantité suffisante car cela diminuerait le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et de cataracte.(2)

Le fenouil

Le fenouil est riche en phytoestrogènes, une classe de composés végétaux qui modulent la croissance des tissus en venant occuper les récepteurs des hormones femelles. Ils joueraient un rôle important dans la prévention des cancers liés aux hormones mais aussi dans la prévention de l’ostéoporose. Les phytoestrogènes se rencontrent également (sous la forme d’isoflavones) dans les légumes secs comme le soja. On trouve aussi d’autres phytoestrogènes (appelés lignanes) dans les céréales complètes, les graines de lin. Le pastis contient un composé aromatique, l’anéthole ; c’est un bactéricide et antifongique naturel, qui peut contribuer au traitement des candidoses. A consommer modérément bien sûr.

Haricot noir

Focus sur les antioxydants : substances qui neutralisent des particules toxiques pour nos cellules appelées radicaux libres. Ces radicaux libres sont produits par le fonctionnement naturel de l’organisme : quand on mange, on respire, on fait de l’exercice. Ils ont une utilité mais à dose élevée ils altèrent les cellules et le fonctionnement normal de l’organisme.
Les radicaux libres se multiplient lorsqu’on fume, qu’on boit de l’alcool en excès, qu’on est exposé à des polluants et tout type de stress, y compris psychologiques. Ces radicaux libres peuvent être neutralisés par des substances appelées antioxydants. En particulier, la couleur noire des haricots signale la présence d’anthocyanes qui sont particulièrement efficaces contre les agressions des radicaux libres. Selon des études préliminaires, le niveau d’anthocyanes dans les haricots noirs serait 10 fois supérieur à la quantité d’antioxydants présents dans une quantité équivalente d’oranges, et comparable à ce qu’on trouve dans le raisin, la pommes et la canneberge.

Les légumineuses

Les haricots et les légumineuses en général sont des graines dans lesquelles les éléments de réserve de la future plante ont été concentrés. On y trouve donc en quantité appréciable des vitamines du groupe B, des minéraux comme le magnésium (30 à 50 mg pour 100 g) ou encore le fer (2 à 3 mg pour 100 g) et surtout le potassium (1 g pour 100 g), un minéral dont presque tout le monde manque. Les légumineuses sont riches en fibres (jusqu’à 25 % de leur poids), intéressantes pour réguler le sucre sanguin.

Les moules

Elles sont riches en bonnes graisses oméga-3, des acides gras qui aident à fluidifier le sang, combattent l’inflammation, favorisent la bonne humeur et contribuent à une bonne santé cardiovasculaire.

Les patates douces

Chaque fois que vous le pouvez, privilégiez la patate douce par rapport à la pomme de terre. Elle présente les mêmes qualités culinaires mais n’appartient pas à la même famille et diffère par ses propriétés nutritionnelles. Alors que la pomme de terre augmente fortement le sucre sanguin, la patate douce possède un index glycémique de 50 qui en fait un allié de votre ligne et un aliment intéressant dans le diabète.
Optez pour les variétés jaunes de patate douce, qui présentent des vertus antioxydantes, hypoglycémiantes, anticancer.


Radis noir et navet 

comme toutes les plantes crucifères (chou…), le radis noir et le navet contiennent des substances ayant la faculté d’activer certaines enzymes impliquées dans les processus de détoxication de l’organisme. C’est un bon moyen d’éliminer naturellement des polluants alimentaires, des résidus de médicaments. Le pouvoir détoxifiant des crucifères est maximal lorsqu’ils sont consommés crus.

La sardine


La sardine est riche en calcium, en fer, en sélénium, en vitamine B3, B12, en acides gras oméga-3, en vitamine D. toutes substances impliquées dans l’équilibre de l’humeur. Vous pouvez la déguster en papillotes, en boîte, en marinade, à l’escabèche, etc. Mais veillez toujours à ne pas la faire cuire à feu vif ou trop longtemps au four pour ne pas dénaturer ses fameux oméga-3.

Le foie


Le foie est l’un des aliments les plus riches en nutriments, un authentique complément alimentaire : vitamines B2, B1, B3, B5, B6, B9, B12, A et D, phosphore et sélénium, fer, zinc, cuivre et manganèse.
Malheureusement, le foie peut contenir de grandes quantités de métaux lourds et autres contaminants. Pour ces raisons, et à cause de sa richesse en vitamine A qui est toxique à haute dose, il est préférable de ne pas en consommer plus d’une fois par semaine et choisir exclusivement du foie bio provenant si possible de jeunes animaux
encore épargnés par les contaminants.

Les champignons


Les champignons, y compris les champignons de Paris, ont toute leur place dans un arsenal alimentaire anti-cancer. La plupart inhibent modérément l’aromatase, une enzyme qui transforme les hormones mâles en hormones femelles potentiellement dangereuses. Dans une étude chinoise récente, les femmes qui mangeaient au moins 10 g de champignons frais chaque jour (environ un champignon par jour) avaient une diminution de 64 % du risque de cancer du sein.(3) Les champignons, en particulier les variétés asiatiques (reishi, shiitake…) stimulent aussi l’immunité.

L’oignon


Les composés de l’oignon, dont la quercétine, sont anti-inflammatoires ce qui fait de l’oignon un allié potentiel dans l’asthme et d’autres maladies inflammatoires comme l’arthrose, l’eczéma... De plus, les gros consommateurs d’oignons ont un risque de mortalité cardiovasculaire plus faible que ceux qui n’en consomment pas : en effet, certains composés soufrés de l’oignon fluidifient le sang et préviennent la formation de caillots. Les personnes qui consomment le plus d’oignons ont aussi un risque de cancers de l’oesophage et de l’estomac réduit de 60 % par rapport aux personnes qui en mangent peu. Les gros consommateurs d’oignon semblent aussi mieux protégés que les autres contre les risques de cancers du poumon, de la prostate, des ovaires. (4)

Le poisson


L’analyse des résultats de 13 études prospectives portant sur plus de 222 000 personnes suivies pendant 12 ans en moyenne a trouvé que les personnes qui consomment un plat de poisson par semaine voient leur risque de mortalité cardiovasculaire réduit de 15 %. Ce risque est même réduit de 40 % chez ceux qui en consomment 5 par semaine.(5) La consommation de poisson pourrait même entraîner une perte des graisses corporelles, comme en témoigne une étude australienne de 12 semaines sur 75 adultes en surpoids.(6) Les poissons gras sont anti-inflammatoires et une étude récente a établi que la consommation de poisson est associée à un risque plus faible d’emphysème et de bronchite chronique chez les fumeurs. D’autres études font état d’une incidence plus faible d’arthrose et de certaines néphropathies. Enfin, les consommateurs réguliers de poisson souffrent moins de dépression que ceux qui en consomment peu, ils ont aussi un risque plus faible de démence et de diminution de la mémoire avec l’âge.

Les flocons d'avoine


Les flocons d’avoine sont riches en fibres solubles, qui forment une espèce de gel dans l’intestin, et freinent le passage du glucose. Ils contribuent donc à ralentir la montée du sucre dans le sang, ce qui est bon en prévention ou traitement du diabète, mais aussi en prévention et traitement du surpoids. Hormis les flocons d’avoine, les aliments les plus riches en fibres solubles sont : le psyllium, le son d’avoine, l’orge, les légumineuses (lentilles, pois et haricots secs), les fruits riches en pectine (pommes, fraises, agrumes), les amandes, les noisettes et les aubergines...

De plus les flocons d'avoine donnent une sensation de satiété et font baisser le taux de mauvais cholestérol.

Les aliments complets


Prenez l’habitude de remplacer les produits céréaliers raffinés par des produits complets. Bénéfice : un risque réduit de diabète. Les chercheurs ont calculé que si vous remplacez 50 g de riz blanc (soit un tiers de la portion traditionnelle) par la même quantité de riz complet, vous pouvez réduire de 16 % votre risque de diabète.

La viande rouge


La viande rouge apporte des protéines d’excellente qualité et du fer bien nécessaire. Et pourtant, beaucoup d’entre nous peuvent s’en passer ! Le fer de la viande rouge est certes très bien assimilé (20 à 25 %) mais seule une minorité de la population aurait besoin d’y faire appel régulièrement. Car il y a en France plus de personnes ayant trop de fer que de personnes qui en manquent. Les hommes, et les femmes après 50 ans n’en manquent généralement pas. Dans l’étude dite du Val-de-Marne, les déficits concernent surtout les enfants de 2 à 6 ans (14 %), les adolescentes (15 %) et 23 % des femmes en âge de procréer présentent une déficience en fer.
De plus, 60 % des femmes enceintes en fin de grossesse présenteraient des déficiences en fer. Ce sont ces catégories de la population qui peuvent bénéficier d’une consommation régulière de viande rouge, sans dépasser 500 g par semaine. Les autres, en particulier les hommes, et les femmes ménopausées ne devraient pas en consommer plus de 300 g par semaine car au-delà augmenterait le risque de cancer digestif.

L’artichaut


C’est l’un des légumes les plus riches en antioxydants. Les polyphénols (famille des antioxydants) les plus importants de l'artichaut sont la cynarine et la lutéoline. La cynarine stimule la sécrétion de bile et améliore la digestion. La lutéoline aide à prévenir les maladies cardiovasculaires selon des études récentes. Je conseille de manger de l’artichaut en saison au moins une fois par semaine. Il vaut mieux consommer l'artichaut cru, mariné ou cuit à la vapeur car avec la cuisson à l’eau les antioxydants phénoliques, les minéraux, les vitamines sont lessivés et partent avec l’eau de cuisson.

La tomate


Le lycopène est le pigment qui donne sa couleur à la tomate, il est mieux absorbé lorsque la tomate est cuite, et en présence d’un corps gras. Les études épidémiologiques ont trouvé que les personnes dont les taux de lycopène dans le sang sont les plus élevés ont un risque réduit d’infarctus et de cancer de la prostate. En été, ce lycopène protège modestement la peau des coups de soleil.

Curcuma


Le curcuma et son cousin le gingembre ont des propriétés digestives, anti-inflammatoires et anti-cancer. Ils font l’objet d’évaluations poussées dans le traitement de l’arthrose et la prévention des poussées inflammatoires de cette maladie, qui sont les périodes au cours desquelles le cartilage semble se dégrader le plus. D’autres maladies inflammatoires pourraient être la cible du curcuma et du gingembre, à commencer par l’emphysème et les bronchopneumopathies.
Le curcuma a démontré des propriétés anti-cancer intéressantes sur une variété de tumeurs. La curcumine, l’un des principes actifs du curcuma empêche les cellules cancéreuses de proliférer et peut les conduire au suicide. La curcumine stimule, comme les composés du chou et du brocoli, des enzymes qui piègent les substances cancérogènes de l’alimentation pour que l’organisme puisse les éliminer.
La curcumine pourrait jouer un rôle dans le traitement des maladies auto-immunes, dans la mesure où elle améliore expérimentalement la sclérose en plaques, l’arthrite rhumatoïde, le psoriasis et les maladies inflammatoires de l’intestin.
Faites provision de ces épices et aromates et conservez les au sec et à l’abri de l’air et de la lumière dans des récipients inertes (verre, métal). Utilisez-les chaque jour dans les plats de poissons, de viandes et de légumes (comme dans cette recette), mais aussi les soupes, les salades et les desserts sans oublier les infusions. Ainsi consommés, ils agissent comme de véritables suppléments anti-oxydants et anti-inflammatoires.

Cannelle

La cannelle est une des plantes les plus riches en antioxydants de la planète. La cannelle aide à stabiliser le sucre sanguin en stimulant les récepteurs de l'insuline et en augmentant leur sensibilité à cette hormone qui fait diminuer la glycémie (taux de sucre dans le sang). En réaction, le corps a besoin de moins produire d'insuline pour provoquer le même effet. Cela soulage le pancréas, stimule le métabolisme, et réduit l'inflammation. Comme si ça ne suffisait pas, la seule odeur de la cannelle stimule puissamment les régions du cerveau de la concentration et de la mémoire. Mettre de la cannelle dans vos plats réjouira vos convives, car elle est un stimulant des glandes salivaires et des muqueuses gastriques. Vos invités seront aussi plus heureux après votre repas puisque la cannelle favorise la digestion, l'expulsion des gaz et calme les spasmes de l'estomac et des intestins. Une demie cuillère à café par jour de cannelle suffit pour en tirer tous les bienfaits.

 

RESUME

Cancer féminin : soja, fenouil, céréales complètes, graines de lin

Diabète, surpoid ou régime (aliments diminuant le taux de sucre dans le sang) : aubergine, légumineuses, patate douce, poisson, flocons d'avoine , psyllium, son d’avoine, orge, légumineuses (lentilles, pois et haricots secs),  fruits riches en pectine (pommes, fraises, agrumes), amandes, noisettes, aubergines, cannelle

Détoxification du corps : dinde, radis noir, navet

Anti infection : dinde, oignon

Anti inflammatoire (arthrose, eczéma, psoriasis ou toutes autres maladies inflammatoires) : oignon, poisson gras, curcuma, gingembre, cannelle

Maladies cardiaques : oignon, poisson, tomate cuite

Troubles digestifs : jaune d'oeuf et artichaud pour le foie, flocons d'avoine pour la constipation, curcuma, gingembre et cannelle pour stimuler la digestion

Troubles occulaires (Dégénérescence maculaire ou cataracte) : jaune d'oeuf

Aliments riches en anti-oxydants ( pour entretenir la santé et prévenir de certaines maladie dont le cancer ) : haricot noir, patate douce, champignons, oignons, artichaud, tomate cuite, cannelle, curcuma, chou, brocoli

Aliments riches en vitamines et minéraux: légumineuses, moules, sardines, foie, céréales complètes

Aliments de la bonne humeur : moules, sardines, poisson, noix de cajou

 

Inspiré du site "www.santenatureinnovation.fr"

Modifié et amélioré par moi même                

 


 

1 : Kwon YI. In vitro studies of eggplant (Solanum melongena) phenolics as inhibitors of key enzymes relevant for type 2 diabetes and hypertension. Bioresour Technol. 2008 May;99(8):2981-8. Epub 2007 Aug 13.
2 : Delcourt C : Plasma lutein and zeaxanthin and other carotenoids as modifiable risk factors for age-related maculopathy
and cataract: the POLA Study. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2006 Jun;47(6):2329-35.
3 : Chen S, Oh SR, Phung S, Hur G, Ye JJ, Kwok SL, Shrode GE, Belury M, Adams LS, Williams D. Anti-aromatase activity
of phytochemicals in white button mushrooms (Agaricus bisporus). Cancer Res. 2006 Dec 15;66(24):12026-34. Pub-
Med PMID:17178902.
4 : Knekt P : Flavonoid intake and risk of chronic diseases. Am J Clin Nutr. 2002 Sep;76(3):560-8.
5 : Harris WS. Omega-3 fatty acids and cardiovascular disease : a case for omega-3 index as a new risk factor. Pharmacol
Res. 2007 Mar ; 55 (3) : 217-23.
6 : Hill AM : « Combining fish-oil supplements with regular aerobic exercise improves body composition and cardiovascular
disease risk factors ». Am J Clin Nutr. 2007 May ; 85 (5) : 1267-74.