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Qu'il soit sévère ou non, l'acné peut ruiner votre caractère, et même votre existence. Une personne habituellement joyeuse, chaleureuse, sociable, peut perdre confiance en elle-même, craindre les regards, parfois même fuir les contacts humains à cause de l'acné.

C'est donc un problème de santé à prendre au sérieux, à cause de ses conséquences possibles sur l'équilibre des personnes touchées.

Toute occasion de réjouissance – rencontres, sorties, fêtes – peut se transformer en une pénible épreuve, par la seule présence de ces bosses et boutons qui apparaissent en général au pire endroit – au pire moment.

Rien d'étonnant donc, à ce que de nombreuses personnes recourent aux médicaments pour en finir avec ces désagréables imperfections. Le problème est que les médicaments sur ordonnance peuvent entraîner des effets qu'il serait bien trop gentil d'appeler « secondaires », ou même « indésirables ».

De plus, sachez vous vous trompez si vous pensez que l’acné est un problème qui ne concerne que les adolescents. En effet, 25 % des hommes et 50 % des femmes en souffriraient à un moment ou un autre de leur vie adulte. Et même les plus grandes stars comme, par exemple, Victoria Beckham, Cameron Diaz ou Katy Perry qui peuvent pourtant s’offrir les meilleurs produits de beauté et dermatologues n’échappent pas aux problèmes de peau.
Plusieurs facteurs pourraient jouer un rôle, à commencer par les antécédents familiaux, des modifications hormonales et le stress. Par chance, plusieurs solutions non médicamenteuses ont fait leurs preuves.

 

Les médicaments peuvent aggraver les problèmes

Pour commencer, le médicament le plus répandu contre l'acné sévère, l'isotrétinoïne (Accutane) cause des ennuis de santé dans 80 % des cas. Parmi eux, l'un des plus fréquents est l'apparition d'éruptions de boutons sur le visage, le comble pour un médicament contre l'acné. Plus grave encore, une association a été faite par une étude canadienne entre la prise d'isotrétinoïne et la dépression. Beaucoup aux Etats-Unis parlent même de suicide. (1)

Le sujet est controversé mais une observation a été faite au PET-scan (Positron Emission Tomography) chez 28 jeunes adultes souffrant d'acné avant la prise du traitement, et quatre mois après la prise du traitement. L'étude a révélé une baisse de 21 % de l'activité du cortex orbito-frontal, qui est la partie du cerveau influant sur l'humeur et les interactions sociales, suite à la prise du médicament. Il semble donc plausible qu'un lien existe entre la prise de ces médicaments et, au minimum, de fortes baisses de moral.

L'isotrétinoïne peut aussi provoquer un comportement agressif. Mais son pire effet potentiel concerne les femmes : si elles tombent enceintes au cours du traitement, elles sont pratiquement sûres que leur bébé souffrira de malformations. Un effet qui en dit long sur la « puissance » de ce produit.

De leur côté, les traitements aux antibiotiques ont un effet ravageurs sur la flore intestinale et les bonnes bactéries du côlon, ce qui prépare le terrain pour des infections à levures (candida albicans).

Et si la cause se trouvait dans votre alimentation

Et pourtant, dans la mesure où 85 % de la population est touchée par l'acné à un moment de sa vie, et où il s'agit du problème de peau le plus souvent traité par les dermatologues, il est important de proposer d'autres pistes. Ceci est d'autant plus urgent que la plupart des médecins vous diront que l'acné n'a rien à voir avec le régime alimentaire. Pourtant, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Les produits laitiers sont les principaux responsables :  C'est un sujet pénible car nous sommes nombreux à être enchantés par les fromages, les plats cuisinés à la crème fraîche, les desserts à la crème fouettée ou le beurre sans lesquels la vie serait bien fade. Et pourtant, ces produits délicieux, même bios, causent aussi à beaucoup d'entre nous des problèmes de santé, petits et gros. Arrive un point où il vaut mieux y renoncer. Nombreux sont les malades qui ont vu leur eczéma disparaître le jour où ils ont arrêté de boire du lait. Ou encore une disparition progressive de refleux gastro-oesophagiens, d'aèrophagies, de nez encombrés ou de sinusites, etc...  La plupart des adolescents et des adultes, sauf s’ils ont des ancêtres originaires d’Europe, du Nord n'ont plus dans leur estomac les enzymes pour digérer le sucre du lait, le lactose. Ils souffrent donc de ballonnements, d'une mauvaise digestion et d'une mauvaise haleine quand ils boivent du lait. A noter que ces problèmes n'existent pas, ou beaucoup moins, avec le yaourt et les fromages, dans lesquels le lactose a été transformé par des bactéries qui l'ont digéré. Toutefois, un régime sans lait implique de supprimer également tous les produits à base de lait. Cela marche mieux, c'est une question d'expérience.                                                                                                

Concernant l'acné, il existe plusieurs études scientifiques qui ont établi une relation entre la consommation de lait et un risque plus élevé d'acné.                                                                                                                                          

 -  La première a conclu que les personnes qui boivent le plus de lait sont les plus susceptibles d'avoir de l'acné, et ce en particulier quand il s'agit de lait écrémé. (2-5). Cette étude était une étude « cas-contrôle », c'est-à-dire faisant une photographie d'un facteur (en l'occurence la consommation de lait), et d'une maladie (l'acné) à un moment donné. Bien que les études cas-contrôle aient une certaine valeur scientifique, elles sont généralement considérées comme inférieures aux études de cohortes (parfois aussi appelées études prospectives), qui suivent un groupe de personnes dans le temps pour déterminer leur risque de maladie selon leurs habitudes de vie.                                

 - Les deux autres études sur le lait et l'acné sont des études de cohorte. L'une concernait les hommes, l'autre les femmes. Toutes deux sont arrivées à la même conclusion, à savoir que les personnes consommant du lait deux fois par jour ou plus, ont plus de risque d'avoir de l'acné que celles qui consomment du lait moins d'une fois par semaine (+ 16 % pour les hommes, + 20 % pour les femmes).(3-4)

  • Les sucres : Si, d’après la doctrine orthodoxe, l’alimentation et l’acné n’auraient aucun lien, de plus en plus de preuves tendent à montrer que les aliments de charge glycémique élevée (produits industriels transformés tels que biscuits salés et d'appéritif, sucre raffiné, gâteaux et autres viennoiseries) pourraient déclencher ou aggraver l’acné (Cutis, 2011 ; 88 : 84–91). Dans une étude, des personnes souffrant d’acné ont suivi durant trois mois un régime à faible index glycémique. Leurs symptômes se sont améliorés de manière significative par rapport à un groupe témoin (The American Journal of Clinical Nutrition, 2007 ; 86 : 107–115). Un régime restrictif, excluant les produits laitiers ou les aliments à haute charge glycémique, devrait permettre de déterminer si l’un ou plusieurs d’entre eux provoquent ce problème ou l’aggravent.

Pourquoi les femmes ont de l’acné ?

D’après le Dr Harald Gaier, un naturopathe, homéopathe et phytothérapeute qui écrit régulièrement pour What Doctors Don’t Tell You (un équivalent britannique de Santé Nature Innovation), la cause la plus fréquente d’acné chez les femmes est la présence de kystes ovariens. Généralement associés à un syndrome de Stein-Leventhal (polykystose ovarienne), de grands kystes ovariens peuvent survenir sans la présence de symptômes plus typiques comme l’hirsutisme (une pilosité excessive), de stérilité et de règles peu abondantes. On peut les rencontrer chez des femmes ayant eu des enfants et avec une pilosité normale, chez d’autres stériles et aux règles régulières ou chez d’autres encore dont les ovaires sont petits ou de taille normale. 

En l’absence d’autres symptômes suspects, une échographie et des examens sanguins permettent de diagnostiquer de l’acné associée à des kystes ovariens. Une plante médicinale, Vitex agnus castus, peut s’avérer bénéfique contre ce type d’acné.

Des solutions naturelles

Des plantes bénéfiques :

  • Le thym. D’après les dernières recherches sur l’acné, le thym serait plus efficace contre ces boutons disgracieux que n’importe quelle prescription standard. Les chercheurs de la Metropolitan University de Leeds, au Royaume-Uni, ont récemment testé in vitro les effets de la teinture de thym, de souci et de myrte sur Propionibacterium acnes, la bactérie responsable de l’acné. Ils ont trouvé que si, avec les trois préparations, cinq minutes d’exposition suffisaient à tuer cette bactérie, la teinture de thym était la plus efficace. Mieux encore, l’effet antibactérien du thym était plus puissant que celui de la concentration habituelle de peroxyde de benzoyle, le principe actif présent dans de nombreux gels et crèmes anti-acné. Cette teinture n’a toutefois pas été testée sur la peau humaine et, par ailleurs, les résultats doivent encore être publiés. Néanmoins, ces découvertes récemment présentées à Dublin lors de la conférence de printemps de la Société de microbiologie générale suggèrent que le thym pourrait avoir un rôle important à jouer dans le développement des futurs traitements contre l’acné. Si vous envisagez d’essayer la teinture de thym, consultez au préalable un herboriste ou un phytothérapeute qualifié.

 

  • L’huile essentielle de tea-tree. Extraite des feuilles d’un arbre australien de la famille des myrtacées, Melaleuca alternifolia, l’huile essentielle (HE) de tea-tree est un autre antibactérien naturel contre l’acné. En effet, lors d’une étude, cette HE s’est montrée aussi efficace que le peroxyde de benzoyle : un gel à base de 5 % d’HE de tea-tree et une lotion à base de 5 % de peroxyde de benzoyle ont tous deux amélioré de manière significative un problème d’acné léger à modéré chez un groupe de 124 personnes qui en souffraient. Cerise sur le gâteau, l’HE de tea-tree présente moins d’effets indésirables (Medical Journal of Australia, 1990 ; 153 : 455–458). Une étude plus récente portant sur 60 personnes atteintes d’acné a montré qu’un gel à base d’HE de tea-tree était bien plus efficace qu’un placebo pour réduire le nombre et la gravité des boutons (Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology, 2007 ; 73 : 22–25).

 

  • La phytothérapie ayurvédique. Un essai clinique comparatif indien sur 20 personnes atteintes d’acné kystique entre une plante ayurvédique, un arbrisseau en fait, guggul (Commiphora mukul) dont on utilise la gomme-résine et un antibiotique, la tétracycline, a montré qu’au bout de trois mois de traitement biquotidien, les lésions avaient nettement régressé dans les deux groupes. Le résultat était cependant plus probant avec la gomme guggul lorsque la peau était particulièrement grasse (Journal of Dermatology, 1994 ; 21 : 729–731). Une autre étude indienne s’est penchée sur l’efficacité de plusieurs extraits de plantes ayurvédiques, en action locale ou par voie orale : Aloe barbadensis (aloe vera), Azadirachta indica (margousier ou neem en ourdou), Curcuma longa (curcuma), Hemidesmus indicus (salsepareille indienne), Terminalia chebula (haritaki) et Withania somnifera (ashwaganda ou ginseng indien). Tous ont fait leurs preuves contre l’acné (Journal of Ethnopharmacoly, 2001 ; 78 : 99–102). ((POUR HARITAKI, VOIR http://www.atreya.com/ayurveda/Haritaki-Terminalia-chebula,232.html ))

  • L’extrait de thé vert. Le thé vert pourrait bien posséder d’intéressantes vertus contre l’acné. Il est riche en anti-inflammatoires et en anti-oxydants appelés « catéchines », comme l’épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), qui seraient bénéfiques à la peau. Dans une étude de chercheurs de l’université de Miami, 20 patients souffrant d’acné ont appliqué sur leur peau une lotion à base de 2 % de thé vert deux fois par jour pendant six semaines. Le nombre des lésions acnéiques a diminué de plus de 50 % et la gravité de l’acné s’est également améliorée (Journal of Drugs in Dermatoly, 2009 ; 8 : 358–364).

Les compléments alimentaires et les vitamines : 

  • Les compléments alimentaires. Selon plusieurs études, un apport en zinc par voie orale pourrait améliorer l’acné (Acta Dermato-Venereologica, 1980 ; 60 : 337–340). Attention toutefois, car comme les fortes doses utilisées (jusqu’à 600 mg/jour) présentent un risque potentiel toxique (Journal of Pediatric Hematoly/Oncology, 2002 ;24 : 582–584), il faut toujours prendre du zinc sous surveillance médicale stricte. Les autres compléments pouvant être bénéfiques sont l’acide folique (vitamine B9), le sélénium, le chrome et les acides gras oméga-3 (Medical Hypotheses, 2007; 69: 1080–4). Dans une petite étude ne portant que sur cinq sujets, une supplémentation à prendre quatre fois par jour à base d’huile de poisson renfermant 250 mg d’acide eicosapentaénoïque (ou EPA, un oméga 3), 3,75 mg de gluconate de zinc, 50 mcg de sélénium, 50 mcg de chrome et 50 mg d’EGCG provenant d’extrait de thé vert aurait abouti au bout de deux mois à une amélioration de l’acné (Lipids in Health and Disease, 2008 ; 7 : 36).
  • Les vitamines en action locale. L’application cutanée de certains nutriments pourrait s’avérer bénéfique. La nicotinamide, par exemple, a une action anti-inflammatoire qui permettrait d’agir sur les dermatoses inflammatoires comme l’acné. Dans une étude sur 76 personnes souffrant d’acné, un gel à base de 4 % de nicotinamide s’est avéré plus efficace que l’antibiotique clindamycine en application locale, ce sans le risque d’une résistance bactérienne (International Journal of Dermatoly, 1995 ; 34 : 434–437). Vendu en pharmacie et parapharmacie, le gel Papulex est à base de nicotinamide. Les vitamines A, C et E auraient peut-être également un effet bénéfique en application locale, mais nous manquons d’études cliniques (Journal of Drugs in Dermatoly, 2008 ; 7 [7 suppl.] : s2–6). En fait, la vitamine A possède la plupart des propriétés des médicaments à base de rétinoïdes prescrits contre l’acné.

Autres options contre l'acné :

 

  • Biofeedback et l’imagerie cognitive. Utilisées pour combattre le stress, ces techniques portant sur le corps et l’esprit ont été testées sur 30 sujets souffrant d’acné. Certains ont reçu un placebo et d’autres encore aucun traitement. Au bout de 12 séances, ceux qui avaient eu recours au biofeedback et à l’imagerie cognitive ont vu leurs lésions régresser de manière significative . Chez les sujets ayant continué de pratiquer ensuite chez eux, l’amélioration s’est maintenue alors que ce n’a pas été le cas de ceux qui n’ont pas poursuivi (Journal of Psychosomatic Research, 1983 ; 27 : 185–191).

 

  • L’hypnothérapie. L’hypnose que l’on utilise depuis fort longtemps pour traiter toutes sortes de problèmes cutanées pourrait s’avérer bénéfique contre l’acné (Archives of Dermatoly, 2000 ; 136 : 393–399). Ce serait particulièrement vrai dans le cas de l’acné excoriée. Dans cette forme d’acné, la personne ne peut s’empêcher de triturer ses boutons de manière compulsive et de presser sur les comédons, ce qui provoque des croûtes et des cicatrices (The American Journal of Clinical Hypnosis, 2004 ; 46 : 239–245). L’acné excoriée serait associée à une dépression, une anxiété ou d’autres problèmes psychologiques sous-jacents.

  • L’acupuncture. Plusieurs formes d’acupuncture, notamment l’acupuncture auriculaire, donnent de bons résultats (Dermatology and Therapy, 2003 ; 16 : 87–92). Dans une étude chinoise, une technique appelée « saignement du lobe de l’oreille » combinée à de l’acupuncture classique s’est avérée efficace dans 96 % des cas (Journal of Traditional Chinese Medicine, 2008; 28: 18–20).

 

  • Le stress, aggrave à peu près toutes les maladies que nous pouvons avoir, et l'acné ne fait pas exception. Des habitudes de vie saines et régulières, des activités de plein air et des exercices de relaxation peuvent donc contribuer également à réduire votre acné.

 

Inspiré de "Santé Nature Innovation" et "What Doctors Don't Tell You"
Modifié par moi même
 

 Références :

(1) http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2008/01/02/acne-drug-part-two.aspx, consulté le 27 septembre 2011.

(2) Adebamowo CA, et al. High school dietary intake and teenage acne. J Am Acad Dermatol. 2005;52(2):207-14.

(3) Adebamowo CA, et al. Milk consumption and acne in adolescent girls. Dermatol Online J. 2006 May 30;12(4):1

(4) Adebamowo CA, et al. Milk consumption and acne in teenaged boys. J Am Acad Dermatol. 2008;58(5):787-93.

(5) Hoyt G, et al. Dissociation of the glycaemic and insulinaemic responses to whole and skimmed milk. Br J Nutr 2005;93(2):175-177