Aujourd’hui nous allons parler de la santé mentale.

Nous sommes tous touchés par ce même mal-être nommé pessimisme, fatalisme, résignation. Se sentir de temps en temps désabusé, lassé, blasé est commun chez chacun d’entre nous.  

Chacun ayant ses problèmes, ce mal-être est plus que compréhensible, baisser les bras a des moments difficiles de sa vie est une réaction normal. Seulement voilà, cette attitude est beaucoup trop généralisée, nous sommes trop nombreux à avoir des discours pessimistes à la moindre occasion, beaucoup de situations ne méritent pas un point de vue aussi négatif. Alors pourquoi ce réflexe est il aussi fréquent ?

Les médias

Permettez-moi de pointer du doigt la presse et les médias. A l’origine,  les médias sont apparues pour informer les gens de ce qu’il se passe dans le monde ou juste à côté de chez soi, savoir dans quel monde nous vivons est une chose essentiel, mon reproche ne se trouve donc pas à ce niveau-là. Ce que je reproche aujourd’hui c’est l’évolution et l’ampleur qu’ont pris les médias en à peine un siècle. Et si cette évolution est allée si vite dans une mauvaise direction c’est encore une fois pour l’argent. Lorsque les médias ont vu les possibilités que pouvaient leur rapporter certaines informations, lorsqu’ils ont constatés également l’importance de l’audimat, les informations ont commencés à se multiplier de façon exponentielle. De plus par l’invention de la publicité et de la propagande, les médias sont aujourd’hui omniprésents.

Les vendeurs de mauvaises de nouvelles

Seulement voilà, ce que nous pouvons lire et entendre aujourd’hui sont à 90% des mauvaises nouvelles, parce qu’ils ont découverts que la peur et la tristesse faisaient vendre. Et parce que nous voulons rester informé au quotidien de ce qu’il se passe dans le monde, nous nous laissons marteler à coup d’informations qui sont parfois à la limite du supportable. Et c’est parce que tous les jours nous voyons ou entendons notre monde dans l’échec, la cruauté, la violence, l’ignorance que nous finissons par regarder sans vraiment voir… Toutes ces images et ces lignes écrites nous amènent à penser que nous sommes impuissants, pensant que nous ne pouvons rien faire, ni rien changer derrière nos télévisions ou nos journaux.

A force de sentir l’impuissance face à ses malheurs que nous voyons tous les jours, nous modifions nos pensées, nous arrêtons de vouloir changer le monde et nous l’acceptons avec désarroi jusqu’au moment où nous en arrivons irrémédiablement au pessimisme et au fatalisme…

Mais j’aimerais vous faire voir les choses autrement !

Par exemple, quand j’entends parler du conflit Israélo-Palestinien, la plupart du temps on me dit «  ça fait des décennies que ce conflit existe, ça n’est pas prêt de s’arrêter  ». Le pessimisme parle pour vous, c’est inévitable les médias vous ont rendu ainsi. Mais avez-vous entendu aux informations, il y a quelques semaines de cela, que l’ONU a reconnu la Palestine comme un état ? Bien sûr que non, c’est une bonne nouvelle mais ça n’est pas vendeur.

Beaucoup d’informations sont filtrées et triées pour ne garder que le plus « choquant ».

Pourtant aujourd’hui  nous avons besoin de voir les choses réellement. Si le monde ne s’est pas « encore » totalement effondré, c’est bien parce qu’il existe un équilibre entre le bien et le mal, entre la violence et la non-violence, entre l’indifférence et l’action.

Tous ces journalistes et ces reporters à la recherche de mauvaises nouvelles, pourquoi ne vont-ils pas également chercher des compléments d’informations ? Ils pourraient interviewer des civiles qui se battent pour aller vers un mieux, ils pourraient mettre en avant les associations et les organisations qui ont été mis en place pour arranger telle ou telle situation, ils pourraient rechercher au niveau des politiciens ce qu’ils en pensent et les solutions a envisagées sur le court ou le long terme, ils pourraient montrer les secouristes, les médecins, les pompiers qui ont secouru, aidé, soigné, sauvé.

Enfin pourquoi ces journalistes n’iraient pas dans des pays ou la paix est présente ? Certains pays ont toujours été en paix, d’autres n’ont peut-être pas connu la famine, d’autres se sont reconstruit après une guerre. Et si nous en parlions pour connaitre comment ils fonctionnent et ce qui les préservent.

Bien sûr que mon discours semble utopiste, car nous ne sommes plus autorisés à rêver. A force de ne voir que le revers de la médaille, nous en oublions qu’il y a un côté brillant. Pourtant ce rêve est réalisable,  il est  possible.  Je m’engage personnellement à croire en l’être humain, je crois qu’au fond de chaque personne il y a une voix qui lui chuchote que le monde n’est pas obscur, qu’il suffit de regarder autrement.

Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Et pour moi le contraire du fatalisme, c’est l’action !  Si nous décidons d’agir à petite échelle, alors nous allons vers un mieux-être, et  se sentir mieux c’est déjà un grand pas en avant.

Autrement dit :

« Les passionnés soulèvent le monde et sceptiques le laissent retomber » Albert Guinon

 

 Pour ceux qui souhaitent agir

voici troid sites :

http://www.avaaz.org/fr/  -->  Mouvement citoyen qui par ses campagnes  permet à chacun de peser sur les décisions politiques partout dans le monde

http://changer.org/fr/

http://www.colibris-lemouvement.org/ -->  Mouvement pour la Terre et l'Humanisme. Le nom colibri vient d’une légende :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

 Pour conclure

Conseil : Si vous souhaitez retrouver le sourire, je vous conseille fortement de ne pas regarder les informations quotidiennement…  Je vous  assure que regarder les actualités une seule fois par semaine est largement suffisant pour avoir l’essentiel. Se rappeler deux fois par jour durant 365 jours que le monde est décevant est, selon moi, aussi  malsain que de s’intoxiquer au quotidien avec un paquet de cigarette.

 Enfin, Si vous connaissez d’autres mouvements, organisations,  associations ou journaux qui vont dans ce sens, je serai ravis de les ajouter à cette article !

 

                                                                                                                                                  Florence Savornin