Aujourd'hui, je vais vous parler d'une très bonne méthode pour vous rendre la vie plus agréable. Cette méthode je l'ai prise d'un livre nommé " Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) , Introduction à la Communication NonViolente" de Marshall B. Rosenberg. 

En voici l'extrait : 

" Lorsque je dis " Ne faisons rien si ce n'est par jeu ! " certains me prennent pournun extrémiste, voire un fou. Pourtant, je crois très sincèrement qu'une forme importante de la bienveillance vis à vis de soi consiste à faire des choix motivés uniquement par le désir de contribuer à la vie, plutôt que par la peur, la culpabilité, la honte, le devoir ou l'obligation. Lorsque nous sommes conscients du désir de servir la vie qui sous-tend nos actions, lorsque la seule énergie qui nous motive est de rendre notre vie et celle des autres plus belles, même un travail acharné comporte un élément de jeu. L'inverse est également vrai, lorsque nous pratiquons une activité habituellement joyeuse par obligation, devoir, peur, culpabilité ou honte, elle perd son coté exaltant et finit par susciter une résistance. 

Traduire "je dois" en " je choisis " 

1er étape : 

Quels sont les actes de votre vie que vous ne vivez pas comme un jeu ? Je vous propose d'écrire sur une feuille de papier toutes ces choses que vous vous dites devoir faire, toutes les activités que vous redoutez mais que vous faites quand même parce qu'il vous semble que vous n'avez pas le choix. 

Lorsque j'ai d'abord relu ma propre liste, le fait qu'elle soit si longue me fit comprendre pourquoi je passais autant de temps à ne pas profiter de la vie. Je me rendis compte du nombre de choses que je faisais, dans une journée ordinaire, en me faisant croire à moi-même que je n'avais pas le choix.

Le premier point sur ma liste était " rédiger des rapports cliniques ". La rédaction de ces rapports était un calvaire, et pourtant j'y consacrais au moinsnunenheure par jour. La deuxième obligation de ma liste consistait à "conduire les gamins à l'école".

2ème étape :

Lorsque vous aurez établi votre liste, je vous invite à reconnaitre sincerement que vous faites ces choses parce que vous choisissez de les faire, et non parce que vous en avez l'obligation. Insérez les mots "je choisis de..." devant chaque point de votre liste.

Je me souviens de ma propre résistance à cette étape. "Rédiger des rapports cliniques, me répétais-je à moi même, je ne choisis pas de le faire ! Il faut que je le fasse. Je suis psychologue clinicien. Je suis obligé de rédiger ces rapports."

3ème étape :

Après avoir reconnu que vous choisissez de faire certaines choses, tentez de trouver l'intention qu'il y a derrière ce choix en complétant la phrase de la manière suivante : " Je choisis de ... parce que je veux ... "

J'eus tout d'abord bien du mal à déterminer ce que je voulais écrivant des rapports cliniques. Il y avait déjà plusieurs mois que je m'étais rendu compte que ces rapports n'étaient pas suffisamment utiles à mes patients pour justifier le temps que j'y consacrais, alors pourquoi continuais-je à investir autant d'énergie dans leur rédaction ? Je me rendis compte finalement que je choisissais d'écrire les rapports uniquement parce que je voulais l'argent qu'ils me rapportaient. Depuis cette prise de conscience, je n'ai plus rédigé un seul rapport clinique. Je ne peux pas vous dire à quel point je me sens joyeux simplement en pensant au nombre de rapports cliniques que je n'ai pas rédigés depuis lors, il y a trente cinq ans ! Lorsque je me rendis compte que l'argent était ma motivation première, je vis immédiatement que je pouvais trouver d'autres moyens de subvenir à mes besoins financiers et que, en réalité, je préférais encore fouiller dans les poubelles pour trouver de la nourriture plutôt que de rédiger un seul rapport clinique de plus.
Le point qui venait après ma liste des tâches que j'accomplissais sans joie était la conduite des enfants à l'école. Lorsque j'analysai les raisons qui motivaient cette corvée, je me mis à apprécier les avantages, pour mes enfants, de fréquenter cette école en particulier. Ils auraient  facilement pu se rendre à pied à l'école du quartier, mais celle où ils allaient était bien plus en harmonie avec mes valeurs éducatives. Je continuai donc de les y conduire, mais avec une autre énergie. Au lieu de me dire "Oh, zut! C'est mon tour de conduire les gamins aujourd'hui", j'étais conscient de mon but, qui était de donner à mes enfants une qualité d'enseignement qui me tenait à coeur. Bien entendu, il m'était parfois nécessaire de me rappeler, deux ou trois fois pendant le trajet, de recentrer mon attention sur ce qui motivait mon action.
Cultivons la conscience de l'énergie qui motive nos actions
 
Pour certains des points sur votre liste, vous découvrirez peut-être une ou plusieurs des motivations suivantes : pour l'argent, pour l'approbation des autres, pour échapper à la punition, pour éviter la honte (le jugement de soi même), pour éviter la culpabilité et la pire de toute par obligation (celle qui dénie le choix). 
Après avoir analysé votre liste, vous déciderez peut-être d'abandonner certaines tâches. Aussi radical que cela puisse paraître, il est possible de faire les choses uniquement par jeu. Je crois que la qualité de bienveillance que nous nous lanifestons à nous mêmes est directement tributaire du plaisir que nous avons à nous investir instant après instant dans le jeu qui consiste à rendre la vie plus belle - si telle est bien notre unique motivation que d'embellir la vie. "

 

Pour finir, je conseille ce livre à tout le monde ! La communication étant, selon moi, la base voire l'essence même de toute relation (sincère). Ce livre nous fait comprendre l'influence de nos paroles et de leurs interprétations, mais surtout il nous apprend à communiquer que ce soit au travail, en famille, entre amis, etc, avec des moyens simple. Et après avoir lu ce livre je peux vous le dire : Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ce sujet !!

 

Florence Savornin

 

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