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Méfiez-vous des sportifs


L'exercice physique est la clé de la santé. Toutefois, il ne faut pas confondre être sportif et être en bonne santé.
En effet, les conseils de vie pour rester en bonne santé ne sont pas toujours ceux qui maximisent vos performances sportives.

Les champions olympiques sont-ils malades mentaux ?


Une étude a révélé que, s'ils en avaient la possibilité, la majorité des sportifs de niveau olympique seraient prêts à prendre une substance qui les tuerait à coup sûr dans les cinq ans, si celle-ci leur garantissait par ailleurs la médaille d'or ! Ce fait est connu sous le nom du « dilemne de Goldmann ». (1)

Sport intensif = stress oxydatif = maladies chroniques

Tous les sports, pratiqués de façon intensive, créent dans l'organisme un « stress oxydatif ».

L'oxygénation intense des muscles, qui est nécessaire pour fournir un intense effort, génère des radicaux libres dans l'organisme qui oxydent les cellules et l'ADN. Cette oxydation accélère le vieillissement et augmente le risque de nombreuses maladies, dont les maladies cardiaques et le cancer.

Beaucoup de sports provoquent également des problèmes de tendon, d'articulation, de cœur. Après le marathon de New York de 2011 trois personnes avaient fait des malaises cardiaques, puis en étaient décédées.

L'exercice physique bon pour la santé

Il n'empêche que, fondamentalement, l'exercice physique est excellent pour la santé. La raison principale est qu'il augmente la sensibilité à l'insuline et à la leptine. Cela diminue le stockage de mauvaises graisses, régule l'appétit, vous donne une impression plus juste de satiété dès que vous avez assez mangé.

Pour rappel, l'insuline est une hormone fabriquée par le pancréas : dès que vous mangez des aliments qui contiennent des glucides, le taux de sucre dans votre sang augmente, ce qui est dangereux pour les vaisseaux sanguins. Le pancréas secrète alors de l'insuline, qui ouvre de petites portes dans vos cellules pour absorber le glucose en excès dans votre sang, et le stocker sous forme de graisse. L'insuline fait donc baisser le taux de glucose dans le sang. Plus vous mangez de sucre, plus votre pancréas fabrique d'insuline, mais il arrive un point où les cellules saturent. Vous êtes devenu résistant à l'insuline, ce qui annonce le diabète de type 2. Votre pancréas, qui s'inquiète de voir monter votre taux de glucose sanguin, redouble d'effort pour fabriquer plus encore d'insuline. Vos cellules se mettent donc à fabriquer de la mauvaise graisse un peu partout : vous prenez du poids, vous pouvez devenir diabétique, votre cœur et vos artères menacent de se boucher.

L'exercice physique en revanche va diminuer votre taux de sucre dans le sang en le brûlant, et non en le stockant. Cela soulage votre pancréas. Votre taux d'insuline baisse. Vous arrêtez de stocker le glucose sous forme de graisse. Votre poids diminue.

Pas de sucre pour les sportifs normaux

Longtemps ont a cru que les sportifs de haut niveau devaient, avant l'entraînement, manger d'importantes quantités de glucides, pour saturer leurs réserves musculaires de glycogène, le carburant des muscles.

Il est vrai que c'est la présence de glycogène en grande quantité qui fait gonfler les muscles.

Mais la synthèse du glycogène est un phénomène assez lent. Il faut compter environ 24 heures pour que les réserves soient pleines. Donc plus aucun sportif sérieux ne fait de « pasta party » avant l'effort. Il vaut mieux manger de petites quantités de glucides tout au long de la journée, ce qui inclut avant et après l’entrainement.

Mais pour la majorité d'entre nous, qui cherchons à optimiser notre santé et notre énergie plutôt qu'améliorer nos performances, il vaut mieux éviter cela et manger au contraire, dans les 30 minutes après l'effort, 25 grammes de protéines.

Les boissons énergétiques, les barres et même les boissons vitaminées sont à éviter pour les sportifs occasionnels.

Boostez votre taux d'hormone de croissance

Des exercices courts de haute intensité font augmenter de 771 % notre production naturelle d'hormone de croissance. En consommant à ce moment des protéines, c'est le meilleur moyen de réparer et de renouveler vos cellules musculaires. (2)

L'hormone de croissance a très mauvaise réputation en France à cause du scandale de l'hormone de croissance contaminée. En réalité, ce n'était nullement l'hormone de croissance en tant que telle qui a provoqué 117 décès, mais le prion dont elles étaient contaminées. Cette hormone de croissance injectée à des enfants avait en effet été prélevée sur des hypophyses de cadavres bovins morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob !!

L'hormone de croissance produite naturellement dans votre cerveau joue au contraire un rôle très bénéfique sur votre santé, en diminuant l'atrophie musculaire (perte de masse musculaire) qui se produit naturellement avec l'âge. En effet, que vous fassiez ou non du sport, vous perdez chaque année, à partir de 40 ans, 1 % de votre masse musculaire, et cela est dû à la forte baisse de la production d'hormone de croissance qui se produit à cet âge.

De plus, l’hormone de croissance aide l’organisme à brûler les graisses et à conserver un ventre plat. Elle a aussi des bienfaits sur le fonctionnement du cerveau : plus vous avez d'hormone de croissance, plus vous avez de vivacité d’esprit et de mémoire.

Alors souvenez-vous bien : la prochaine fois que vous faites du sport, mangez à la fin un bon steak, des œufs ou des légumes riches en protéines végétales, comme le soja. Cela fera monter votre taux d'hormone de croissance et vous rendra plus fort... et encore plus intelligent !

Florence Savornin

 

 

Sources : 

- Santé Nature Innovation
- (1) http://www.wada-ama.org/Documents/Education_Awareness/SocialScienceResearch/Research_Projects/2010/Connor_Project_Summary.pdf

- (2)  http://fitness.mercola.com/sites/fitness/archive/2012/02/10/phil-campbell-interview.aspx