image

 

Historique

L’Ayurveda est la connaissance de la vie. Les premiers écrits datent de plus de 8000 ans. Bien avant ces écrits cette connaissance était transmise oralement. Au fil du temps, cette médecine s’est développée à travers différentes cultures, donnant naissance à la médecine chinoise, tibétaine, ainsi que la médecine d’Hyppocrate où l’on retrouve le même principe des trois humeurs.
Cette médecine traditionnelle est toujours pratiquée en Inde, et grâce à l’engouement du public elle se répand de plus en plus dans le monde. Holistique, elle vise à étudier l’individu dans sa spécificité afin de lui donner des soins personnalisés, en fonction de sa constitution.

 L’Ayurveda et notre époque contemporaine

 

Ce modèle de santé étudie les échanges énergétiques au sein de l’être humain (physique et autres plans). Celui-ci, en tant que système ouvert sur l’extérieur et non fermé sur lui-même, échange sans cesse avec son environnement. C’est cet échange qui va déterminer un état harmonieux de sa propre nature, physique et mentale. Les échanges déséquilibrés entre le système humain et son environnement créent des excès ou des carences, et sont à l’origine de la maladie. A notre époque, ces échanges se sont considérablement accélérés : notre système économique repose sur la consommation à outrance, et notre mode de vie s’en ressent. Pour assumer cette consommation, il faut travailler plus. Cela implique un stress aggravé et aggravant pour le corps et le mental. En terme d’échange d’informations, les sens, le système nerveux, et notre métabolisme sont considérablement sollicités. L’ayurveda prend ici toute son importance : reconsidérer notre manière d’interagir avec le monde.

 Originalité et force

L’originalité et la force de l’Ayurveda est de ne pas s’attacher aux symptômes mais à ce qui les génère, c’est à dire cibler la cause du problème pour retrouver une santé équilibrée.
C’est une science préventive, il ne s’agit en aucun cas de soigner et se substituer à la médecine « classique », mais plutôt d’étudier le mode de vie de chacun pour rester en bonne santé.

 

Les premiers éléments d’échanges importants à analyser sont les échanges respiratoires, hydriques, et alimentaires, ce qui comprend l’apport de nutriments et le rejet des déchets. Cette analyse nous permet de cerner le métabolisme de la personne. En Ayurveda, un métabolisme équilibré est la base d’une bonne santé : avoir un bon « feu digestif » permet de bien « brûler » les aliments afin d’obtenir un chyle nutritif de qualité, lequel sera facilement assimilé. Il s’ensuit une formation de tissus de qualité, lymphe, sang, muscles, graisses, os, nerfs, tissus reproducteurs. En résumé, tout déséquilibre dans le processus digestif va amener un dysfonctionnement au niveau des tissus corporels. Le processus digestif est perturbé par des aliments inappropriés à la personne, ou bien par une façon inadaptée de s’alimenter, ou encore à un stress psychique ou émotionnel induisant un blocage ou une perturbation au niveau métabolique.

Qu’est-ce que l’alimentation ayurvédique ?

image

 

L’alimentation ayurvédique fait appel à nos perceptions sensorielles et gustatives, nous demandant d’être à l’écoute de soi afin de trouver notre diète idéale, selon les circonstances. Outre la notion d’adaptation selon les individus et circonstances, la capacité de digérer et d’assimiler la nourriture est un autre concept-clé de l’alimentation en Ayurveda.

Attiser le feu digestif 


Pour bien assimiler, il est important de manger selon notre appétit et d’éviter de manger uniquement pour des raisons émotionnelles et compensatoires. De plus, les aliments amers ou piquants favorisent la sécrétions des sucs digestifs : salive, acide chlorhydrique, bile et autres. Pour choisir ce qui nous convient entre une salade amère ou une tisane de gingembre par exemple, considérons que les aliments piquants sont davantage réchauffants alors que les amers refroidissent. Par ailleurs, nous pouvons les consommer en apéritif pour stimuler l’appétit ou alors en digestif après un repas trop copieux.


Cette notion est selon moi la plus importante de l'ayurveda : manger quand on a faim, ne pas manger quand on a pas faim. Principe qui semble simple mais pourtant pas si évident que ça a appliquer : Faire la différence entre la faim et la gourmandise, reconnaitre quand notre satiété arrive pendant le repas,  faire en sorte de manger quand la faim est présente et non après qu'elle soit partie. En résumé : écouter son corps et le respecter !!! 


 

Assimiler la nourriture

Selon l’Ayurvéda, il faut d’abord s’assurer de la capacité de l’organisme à digérer et à assimiler les nutriments, avant de chercher à paufiner les détails de sa diète. Plusieurs facteurs influencent notre digestion : la taille de nos repas, la santé de notre flore intestinale, la nature de nos aliments ainsi que les saveurs qui dominent notre alimentation.

Surveiller la taille et la fréquence des repas


Pour commencer, nous devons modérer la taille de portions aux repas et observer un jeûne d’environ 12 à 14 heures entre le souper et le dé-jeûner du lendemain, afin de laisser le système digestif métaboliser convenablement la nourriture.

Entretenir la flore intestinale


La majorité de l’assimilation se fait au niveau de l’intestin grêle, où les enzymes produites par nos bactéries intestinales achèvent de séparer les aliments en constituants assimilables. La santé intestinale peut être encouragée de plusieurs manière : en favorisant une alimentation alcalinisante et dépourvue d’aliments raffinés, en consommant régulièrement des aliments prébiotiques et en calmant le système nerveux, notamment en évitant les boissons stimulantes.

Adapter notre alimentation à nos besoins

L’Ayurvéda considère que nos besoins alimentaires diffèrent selon notre nature propre et aussi selon les circonstances et l’environnement. L’Ayurvéda nous aide à découvrir nos tendances naturelles : par exemple, nous sommes enclins à manger des repas chaud l’hiver alors que nous favorisons les fruits et les légumes frais pendant l’été. En revanche, certaines de nos inclinaisons deviennent parfois excessives et nous devons les tempérer.

L’alimentation et les trois doshas

Encore une fois, tout repose sur le concept des trois doshas, c’est à dire les trois principes ayurvédiques qui régissent l’équilibre de la santé. Ceux-ci se nomment vata, le mouvement, pitta, la transformation et kapha, la préservation. Une compréhension relative des trois doshas est essentielle pour identifier notre nature individuelle ainsi que notre état actuel, ce qui nous permet ensuite de modifier en conséquence notre alimentation.

Pour en savoir plus sur les trois doshas, cliquez sur ce lien : 

http://www.aroma-zone.com/info/dossier-thematique/layurveda-bien-etre-interieur-et-beaute-de-la-peau#vata-pitta-kapha--de-quel-type-etes-vous-

De saveurs et autres perceptions sensorielles

Une fois l’état d’une personne identifié en terme de doshas, nous pouvons ajuster notre alimentation notamment d’après la texture, la consistance et les saveurs des aliments. Les aliments dont la saveur douce ou sucrée prédomine, par exemple, sont généralement plus lourds et calorique et conviennent davantage aux natures et aux déséquilibres de type vata et pitta tandis que les plantes amères, souvent peu nourrissantes mais désintoxiquantes, profitent à pitta et kapha.

Vers la simplicité et l’autonomie

Une fois établies la compréhension et la perception de ces trois forces qui opèrent en nous, mouvement, transformation et préservation, il est rafraîchissant de constater à quel point il est simple et naturel de choisir son repas en fonction de saveurs et de textures. Tout en conservant une juste place aux connaissances nutritionnelles scientifiques et aux philosophies alimentaires, vous retrouverez cette capacité innée de vous nourrir selon vos ressentis plutôt que selon des principes intellectuels. N’oubliez pas que, contrairement aux théories nutritionnelles modernes, l’Ayurvéda bénéficie d’une expérience empirique plusieurs fois millénaire.

image

Pour aller plus loins dans l'application de l'ayurveda dans notre vie quotidienne, voici un second article :

http://cheminsdelasante.canalblog.com/newsletters/2016/12/31/118169.html


Sources : 

Frederic Pouchelon, thérapeute en ayurveda : http://frederic-pouchelon.com/-Presentation-

http://espaceayurveda.ca/lalimentation-ayurvedique/