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Pour faire économiser des sous à l'Assurance maladie, nos élites dirigeantes baissent le taux de remboursement de nombreux médicaments, augmentent les cotisations sociales et les tarifs des mutuelles, réduisent la durée des séjours dans les hôpitaux, laissent s'allonger les attentes aux urgences, empêchent les médecins de prescrire librement des soins, imposent l'usage de génériques, et j'en passe.

Bref, c'est un programme complet d'attaque contre notre système de santé et nos libertés, qui aboutissent à deux effets : nous pressuriser financièrement au maximum, tout en nous offrant des soins de plus en plus mauvais.

Pourtant, il existe une solution simple pour économiser bien plus d'argent – des dizaines de milliards ! - tout en améliorant fortement la santé générale de la population : il suffirait d'informer le public sur les innombrables vertus de la vitamine D.

La vitamine gratuite

Une étude menée auprès de vétérans de l'armée américaine a montré que les individus carencés en vitamine D avaient des frais annuels de santé 39 % supérieurs à ceux d'individus ayant un taux de vitamine D correct (1).

Ce n'est pas étonnant car, si vous manquez de vitamine D, vous avez un risque supérieur d'attraper la grippe, la maladie de Crohn (en cas d'antécédents familiaux), la sclérose en plaque, la tuberculose, l'hépatite C, de l'ostéoporose et de décéder, entre autres, d'un cancer du sein.

Or, la vitamine D est la seule vitamine qui soit totalement gratuite : pour faire monter votre taux de vitamine D, il suffit de prendre un peu le soleil. Votre peau synthétisera automatiquement de la vitamine D, à partir du cholestérol.

Certes, dans un pays comme la France, les rayons du soleil de novembre à mars ne sont pas assez forts pour une synthèse efficace de vitamine D. Il est alors conseillé de prendre des suppléments de vitamine D (ampoules ou gouttes), surtout si l'on reste souvent à l'intérieur. Mais là encore, il faut noter que ce remède est extrêmement bon marché. Il ne vous coûtera que quelques centimes d'euros par jour. C'est vraiment le meilleur investissement qui puisse être fait.

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Beaucoup de médecins ne sont pas au courant

Le problème, c'est que ce fantastique moyen de diminuer drastiquement les maladies n'est pas assez reconnu par le corps médical. La plupart des médecins – osons le dire – n'ont tout simplement aucune idée des bienfaits qu'aurait sur leurs patients un taux plus élevé de vitamine D. ! C'est pourquoi mon meilleur conseil est de prendre vous-même en main le problème de votre taux de vitamine D, sans attendre qu'un hypothétique médecin décide de vous alerter, car cela n'arrivera pas, sauf si vous avez une chance inouïe.

Une bonne nouvelle!

L'autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA), équivalent de l'ANSES en France a décidé de réexaminer les doses maximales de sécurité pour les apports en vitamine D. La dose maximale de sécurité est une valeur déterminée en fonction des dernières données scientifiques. Cette dose est censée être parfaitement sécuritaire pour l'ensemble de la population ciblée.

Le nouveau travail de l'agence a permis de préconiser une dose maximale de sécurité pour la vitamine D de 100 µg par jour chez les adultes (soit 4 000 UI) contre 50 µg auparavant (soit 2 000 UI). Le groupe d'experts précise également que ces recommandations sont valables pour les femmes enceintes ou allaitantes. Pour finir, les experts reconnaissent que les études ne montrent aucun danger jusqu'à des doses quotidiennes de 10 000 UI par jour mais estiment manquer de données à long terme pour établir une limite à ce niveau.

La dose de sécurité établie en 1996 en France pour la vitamine D est officiellement toujours de 1000 UI/j. Cette dose résulte d'une erreur de calcul, comme Thierry Souccar l'a raconté en 2004 dans Santé, Mensonges et Propagande. Malgré cette erreur grossière, l'organisme à l'origine de ces valeurs, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France, n'a jamais voulu revoir ses calculs. On peut s'interroger sur le sérieux de telles recommandations qui passent du simple au double en l'espace d'une nuit. C'est l'aveu que les précédentes étaient mal formulées.

Il s'agit donc d'une bonne nouvelle. La prochaine étape espérée est le rehaussement des apports nutritionnels conseillés (ANC), qui sont dans notre pays ridiculement bas (200 UI/j), et qui pour cette raison sont probablement responsables d'un grand nombre de problèmes de santé. Jusqu'ici, les autorités sanitaires françaises et  les médecins qui les conseillent ont tout fait pour justifier des apports conseillés pourtant déconnectés de la réalité scientifique, et éviter d'avoir à s'expliquer sur les raisons qui les ont conduits à diviser les ANC de 1992 par deux en 2001. Une situation pourtant jugée inacceptable par les spécialistes de cette vitamine. 

Commentaires de Didier Le Bail, naturopathe et auteur de " Et si vous manquiez de vitamine D ? "

Quel étrange paradoxe : la vitamine D est le nutriment dont on manque certainement le plus, mais aussi celui qui est incontestablement le plus étudié ! Depuis 20 ans, le nombre de publications scientifiques relatives à la vitamine D n'a cessé d'augmenter. En 2010, on retrouvait l'expression vitamine D dans le titre ou le résumé d'une étude publiée sur 300 ! C'est tout bonnement considérable... La même année, David Servan-Schreiber et 39 autres scientifiques français et étrangers lançaient un appel afin de sensibiliser les médecins sur l'importance de la vitamine D dans la prévention de l'ostéoporose, des maladies cardio-vasculaires et du cancer. Depuis la parution de mon livre : « Et si vous manquiez de vitamine D ? » (Éd. Mosaïque-Santé) en fin 2011, les nombreux témoignages que j'ai pu recuei llir n'ont fait que confirmer ce que je redoutais, à savoir que la plupart des médecins n'ont toujours pas pris conscience de l'impact sanitaire de l'épidémie de déficience en vitamine D, une épidémie d'autant plus dangereuse qu'elle est silencieuse.

Des cas concrets...

Parmi les témoignages reçus, je vous en citerai un très récent, celui de cette coiffeuse de 54 ans souffrant d'une fatigue persistante et de douleurs rhumatismales. Comme tous ses examens étaient bons, le corps médical en a déduit que les choses « se passaient dans sa tête » et qu'elle était tout au plus « dépressive », alors qu'elle savait, en son for intérieur, que ce diagnostic par défaut n'expliquait en rien son état. Sa collègue de travail avait acheté mon livre, elle le lui a emprunté et a fini par se demander si ses problèmes de santé n'avaient pas quelque chose à voir avec un manque de vitamine D. Elle s'en est ouverte à son médecin, qui ne lui a pas pour autant prescrit un dosage sanguin, alors que c'est très indiqué chez une femme ménopausée depuis peu. Pour satisfaire sa patiente, il lui a tout de même prescrit une ampoule de vitamine D fortement dosée (100 000 UI). Résultat : elle a pris cette ampoule et dans les jours qui ont suivi, elle s'est « sentie rajeunir de 10 ans », pour reprendre son expression. Envolée, la fatigue ! Un effet aussi rapide et aussi spectaculaire ne peut s'expliquer que par l'existence préalable d'un déficit chronique profond en vitamine D.

Ce cas m'évoque celui de ma mère, âgée de 75 ans, qui, suite à la lecture de mon livre, s'est enfin décidée à se préoccuper de son statut en vitamine D. Elle aussi souffrait de plus en plus de fatigue et de douleur rhumatismale. Son médecin ne lui avait jamais prescrit de dosage sanguin (une vraie négligence professionnelle !). Ma mère sut se montrer suffisamment insistante pour obtenir une prescription. 9 ng/ml, tel fut le résultat du dosage sanguin, synonyme non pas d'une simple déficience, mais d'une véritable carence en vitamine D ! Sur mon conseil, elle prit quotidiennement de la vitamine D3 en gouttes (4800 UI/j), et au bout de deux mois, elle commenca vraiment à se sentir mieux, à « reprendre du poil de la bête », comme on dit. Ce qui l'a bien entendu encouragée à poursuivre sa cure de vitamine D afin de ret rouver un taux sérique optimal, autrement dit supérieur à 40 ng/ml.

Attention aux diagnostics erronés !

Ces cas illustrent le fait qu'une déminéralisation douloureuse du squelette due à une carence en vitamine D n'est pas toujours repérée par les médecins. On dit alors aux patients qu'ils souffrent d'un syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, d'une maladie rhumatismale, ou encore, d'une dépression. En réalité, les médecins sont juste passés à côté de la cause première des problèmes de santé rencontrés par ces patients, à savoir un déficit profond en vitamine D.

La preuve nous en a été apportée une nouvelle fois avec cette étude très récente réalisée en Arabie Saoudite auprès de 30 femmes ayant reçu le diagnostic de fibromyalgie. Leur taux sérique n'atteignait même pas 5 ng/ml, révélant ainsi un état de carence sévère en vitamine D ! Presque deux tiers de ces femmes étaient voilées. Celles non-voilées portaient aussi des tenues très couvrantes. Il ne faut pas aller chercher plus loin la raison de leur carence sévère en vitamine D, alors que toutes vivent pourtant dans un pays très ensoleillé où la synthèse cutanée de vitamine D est possible tout au long de l'année. L'administration de doses élevées de vitamine D a permis d'améliorer l'état de santé de l'ensemble des femmes participant à cette étude (Abokrysha, Pain Med, 2012 Jan).

Les bienfaits de la vitamine D

Un taux sérique optimal de vitamine D est un atout santé indéniable. Cela augmente la probabilité de conserver une bonne santé générale et d'allonger ainsi son espérance de vie en bonne santé. Une étude menée auprès de vétérans de l'armée américaine a ainsi montré que les individus carencés en vitamine D avaient des frais annuels de santé 39 % supérieurs à ceux d'individus ayant un taux de vitamine D correct. Et même si la maladie est déjà là, que ce soit une maladie osseuse, infectieuse, métabolique, cardiovasculaire, auto-immune ou dégénérative, il n'est jamais trop tard pour optimiser son taux sérique afin d'influer favorablement sur le cours de la maladie.

Les bienfaits de la vitamine D sont multiples. Quelques exemples :

    • elle peut aider à mieux se protéger contre la grippe ;
    • elle peut jouer un rôle préventif important en cas d'antécédents familiaux de maladie de Crohn ;
    • elle peut retarder l'apparition d'une sclérose en plaques ;
    • elle peut diminuer la sévérité d'un asthme ;
    • elle peut freiner la progression de la tuberculose ;
    • elle peut optimiser les traitements classiques de certaines maladies comme l'hépatite C et l'ostéoporose ;
    • elle peut favoriser la rémission d'un psoriasis ;
    • elle peut améliorer les chances de survie à long terme après un cancer du sein.

Vitamine D et longévité

Les effets de la vitamine D sur la santé en général sont si positifs que cela se vérifie au niveau du risque de mortalité globale, toutes causes confondues. Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement, sachant que les pathologies les plus meurtrières, à savoir les cancers et les maladies cardiovasculaires, figurent parmi celles justement associées à une déficience en vitamine D. Autre paramètre important : la vitamine D contribue à réduire le risque de chutes et de fractures chez les personnes âgées. Or il faut savoir qu'après une fracture du col du fémur, 20 à 25 % des patients et patientes décèdent dans l'année qui suit !

En 2010, une étude finlandaise a confirmé avec éclat ce lien entre déficit en vitamine D et risque de mortalité précoce. Plus de 1100 femmes et hommes âgés de 53 à 73 ans ont été enrôlés entre 1998 et 2001 pour les besoins de cette étude au départ de laquelle aucun d'entre eux ne devait déjà souffrir de cancer ou de maladie cardio-vasculaire. Au terme de l'étude, les résultats se sont avérés pour le moins éloquents puisque 80 % des décès enregistrés sont survenus dans le groupe des sujets avec un taux sanguin de vitamine D inférieur à 20 ng/ml, sachant que le stade de déficience marquée en vitamine D commence en dessous de 20 ng/ml. Les 20 % de décès restants ont donc concerné le groupe dont le taux sanguin dépassait 20 ng/ml. En nombre d 'individus, cela s'est traduit par 70 décès dans le premier groupe, qui réunissait à lui seul les deux tiers des participants à l'étude, et seulement 17 décès dans le second groupe (Virtanen, Eur J Clin Nutr, 2010 Oct). Là, on se dit qu'il se passe quelque chose...

Une méta-analyse très récente réalisée à partir de douze études ayant réuni, au total, plus de 32 000 sujets âgés, va dans le même sens puisqu'elle conclut à une diminution de 1 % de la mortalité pour chaque augmentation de 1 ng/ml du taux sérique de vitamine D (Schöttker, Ageing Res Rev, 2012 Feb). Didier Le Bail

 

Combien de vitamine D par jour ?

En France, les ANC (apports nutritionnels conseillés) quotidiens en vitamine D sont de :
→ 400 unités par jour (soit 10 µg/j) pour les enfants de moins de 3 ans, les personnes âgées et femmes enceintes,
→ et de 200 UI (5µg/j) pour les enfants à partir de 4 ans jusqu'à l’âge adulte, d’après l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Toutefois, les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports supérieurs seraient nécessaires chez l’adulte, de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour pour atteindre des taux sériques de 25[OH]D de 30 ng/mL. Une supplémentation serait particulièrement importante pendant les mois d’automne et d’hiver.
Vous pouvez vous procurer de la vitamine D3 végétale (vegane) sur le site Anastore en cliquant ICI 
Quels aliments prendre pour atteindre cette dose ?

Il est difficile d’atteindre les 1 000 – 2 000 UI de vitamine D par jour uniquement par l’alimentation. En effet, il faudrait consommer quotidiennement l’équivalent de 3 conserves de sardines, 20 grammes de saumon sauvage, 10 à 20 verres de lait enrichi en vitamine D, 10 à 20 bols de céréales et environ 50 jaunes d’œufs.

Combien de temps faut il s'exposer au soleil ?

"Tout d'abord, ce n'est pas n'importe quel soleil. Il faut que ce soleil soit capable de nous apporter les rayonnements nécessaires à la synthèse de la vitamine D : les UV-B. Mais à nos latitudes, ces rayonnements ne sont pas présents cinq, six mois. Lorsque ces rayonnements UV sont présents, on considère qu'une vingtaine de minutes par jour (il faut qu'un tiers de la peau soit exposé), permet de synthétiser la quantité suffisante de vitamine D.

"Quand on a travaillé toute l'année, que l'on est pâle, et que l'on va se mettre au soleil en maillot de bain sous un soleil d'été, sans pollution... on peut faire 10.000 ou 15.000 unités de vitamine D en une fois. En revanche quand on va bronzer, la mélanine, la pigmentation va créer une sorte de filtre pour ces rayonnements UV-B, et naturellement on fabriquera de moins en moins de vitamine D. On peut cumuler mais pas trop. Se mettre au soleil est une bonne chose mais de manière raisonnable. Il ne faut pas attraper un cancer de la peau pour faire suffisamment de vitamine D, on peut donc cumuler mais pas trop.

Pour conclure

De novembre à Mars, ou si vous êtes rarement en extérieur, n'hésitez pas à prendre de la vitamine D ! Les doses sont donc de 2000 UI par jour pour un adulte soit 100µg. Et pour plus d'information référez vous au livre de Didir le Bail. Quoiqu'il en soit, si vous respectez les doses, cette vitamine ne vous fera aucun mal, bien au contraire ! Enfin si vous êtes convaincant, demandez à faire des analyses biologiques auprès de votre médecin pour confirmer vos doutes.

 


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Inspiré des sites Santé Nature et Innovation, La Nutrition et du livre de Didier Le Bail, et un témoignage du Pr Jean-Claude Souberbielle, pharmacien.

Modifié par moi même

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Sources

- (1) Peiris, Mil Med, 2008 Dec.

-  Site : http://www.lanutrition.fr/bien-comprendre/les-complements-alimentaires/les-principaux-complements-alimentaires/les-complements-correcteurs-de-l-alimentation/la-vitamine-d/

- Site : www.santenatureinnovation.fr

- Livre : " Et si vous manqiuez de vitamine D ? " de Didier Le Bail