Bonjour, 

Je vous re transmet la lettre du Dr Dominique Rueff, 

Le docteur Dominique Rueff, diplômé Universitaire de Cancérologie, est, depuis des années un fervent défenseur de la prévention et de l'accompagnement nutritionnel et environnemental des maladies liées à l'âge.
Désireux de découvrir d'autres thérapeutiques et d'en mesurer les effets, il n'hésite pas à s'ouvrir vers d'autres connaissances comme la médecine chinoise, l'homéopathie, la phytothérapie et quelques autres. Dans ses "lettres" il nous fait partager son expérience, ses connaissances, ses espoirs et parfois ses doutes.
Découvrez en plus ici : https://www.lettre-docteur-rueff.fr/#SLUz6Z7UG1zO6oxm.99

coeur

J’ai vu trop de morts injustes, il est temps d’agir

Chère amie, cher ami,

Il n’y a pas si longtemps j’ai rencontré une amie en pleurs. Son mari était parti le matin même avec un groupe d’amis médecins faire une promenade en vélo. Dans une côte, il mit pied à terre et le temps que ses amis reviennent à sa hauteur… il était déjà mort.

Cette semaine même, j’ai appris qu’un ami venait d’être retrouvé dans le coma chez lui, après un accident vasculaire cérébral hémorragique. Il est mort quelques jours plus tard. Cet ami prenait depuis des mois des anti-inflammatoires pour calmer ses douleurs, suite à une opération de l’épaule. Mais il prenait aussi, régulièrement, une faible dose d’aspirine. Il est possible que l’addition de ces deux « anti-douleurs » fluidifiants l’ait tué. Quel drame… C’est à peu près la même histoire qui est arrivée à mon propre père.

Je pense aussi à un patient devenu un fidèle ami. Son cardiologue l’avait rassuré à la suite de certaines douleurs thoraciques. Mais moi, quelque chose m’avait alerté et je l’avais envoyé à un autre cardiologue. À la suite de l’examen, ce chirurgien lui dit : « Vous n’êtes pas en état d’être opéré ce soir, je le ferai demain matin ». Mon ami a probablement échappé à la mort grâce à ce médecin. Il a aussi vu ses douleurs et fatigues inexpliquées disparaître.

Il s’agit aussi de vos proches !

J’ai moi-même été touché par un accident cardiaque en 2005[1]. Après plusieurs séjours à l’hôpital on m’a finalement placé des stents dans les coronaires. J’étais skieur de haute montagne et plongeur en scaphandre, je n’avais aucune idée que je pouvais avoir un cœur fragile. J’avais joué avec le feu.

Je ne voudrais pas que cela vous arrive.

Car il ne s’agit pas « que » de votre vie, mais de celle de vos proches, ceux qui vous survivraient si vous disparaissiez brutalement, ceux qui peuvent être frappés autour de vous sans avertissement.

Je vous donne un exemple tout simple. Imaginez que vous assistiez à une fête et qu’une personne trébuche à côté de vous.

  • Ça va ?

  • Oui, j’ai eu un petit étourdissement, je monte me reposer et je redescends avec vous dans quelques minutes !

Ne laissez surtout pas cette personne faire. Asseyez-la sur une chaise et regardez comment est son visage, comment elle peut sourire ou bouger ses membres. Posez-lui les bonnes questions. En l’observant et l’interrogeant, vous pourriez lui sauver la vie.

Et votre fille qui se plaint d’avoir les jambes lourdes l’été, fumeuse et sous pilule ? Elle est peut-être, elle aussi, en danger de mort sans le savoir. J’ai assisté à un drame de ce type malheureusement, en plein milieu d’une pharmacie.

Agissez sur votre mode de vie de toute urgence

Ces accidents ne sont jamais une fatalité, je vous l’affirme.

Et c’est pourquoi je vous écris.

Car notre mode de vie a une responsabilité majeure. Nous subissons de multiples agressions environnementales, de la pollution à la malbouffe, qui augmentent dramatiquement notre risque et qui fait des AVC et crises cardiaques la première cause de mortalité chez les femmes, la deuxième chez les hommes.

Vous pouvez agir sur votre mode de vie et ainsi prendre votre santé cardiovasculaire en main.

J’affirme que l’alimentation est le meilleur rempart contre ces fléaux. Je m’appuie pour cela sur certaines grandes études scientifiques mais aussi sur mon expérience personnelle et professionnelle de plus de 40 années. Modifiez dès maintenant votre régime alimentaire et vous vous rendrez compte rapidement du bonheur de retrouver votre vitalité, votre joie de vivre, de pouvoir marcher et courir sans fatigue ni essoufflement.

Comprenez comment les maladies s’enchaînent 

Nous pouvons également facilement agir contre les pollutions qui nous agressent. Celle de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, des coussins sur lesquels nous nous reposons et faisons dormir nos bébés, des vêtements que nous portons. Ces pollutions ne sont pas bénignes. Elles sont responsables de maladies graves : obésité, cancers, dépressions, troubles de la croissance et de la puberté. Il a été scientifiquement établi, par exemple, qu’un diabète sur sept serait directement dû à la pollution environnementale.

Les maladies qui en découlent conduisent tout droit aux accidents cardiovasculaires. Le diabète de type 2 est précédé d’une longue période que l’on nomme « syndrome métabolique », où vous prenez insidieusement du poids. Sans vous en rendre en compte, votre tension artérielle s’en trouve augmentée… et votre risque d’accident vasculaire démultiplié.

Ne soyez pas obsédé par votre seul « taux de cholestérol » 

Il y a d’autres armures naturelles à votre disposition immédiate, efficaces mais peu diffusées : la respiration, la cohérence cardiaque, la consommation régulière ou en cures de certaines plantes, les compléments nutritionnels, l’exercice physique, tant en prévention qu’en récupération.

Pour y recourir, vous devez commencer par comprendre la nature et les risques des accidents qui vous menacent. Ainsi vous déchiffrerez mieux les conclusions et les traitements que vous proposent cardiologues et médecins, vous préparerez mieux vos consultations à venir, vous comprendrez ce qui se passe dans votre corps si vous supportez mal tel ou tel médicament.

La lutte contre le taux de cholestérol, notamment, est devenue une religion. Contrairement à ce qui se dit encore trop souvent j’aimerais vous faire comprendre que le risque cardiovasculaire n’est pas dû au seul taux de cholestérol. On s’acharne dessus avec des doses médicamenteuses parfois inappropriées… jusqu’à ce que des douleurs musculaires atroces ou de grandes fatigues adviennent, conduisant à une forme de dépression. Alors les patients interrompent leur traitement sans oser en parler à leur médecin, ce qui n'est pas non plus la bonne solution !

Le risque cardiovasculaire, en vérité, est une mécanique complexe impliquant plusieurs facteurs. Chez beaucoup d’entre vous, l’inflammation chronique, certaines dérives alimentaires, le tabac, le stress, peuvent être bien plus dangereux.

Prenez conscience que le risque cardiovasculaire est majeur. Mon mot d’ordre est de le contrôler plutôt que de le subir. Vous pouvez y arriver, il n’est ni trop tôt, ni trop tard, pour le faire.

Dominique Rueff